Dure être au fond du baril…

C’est dure dure la vie, quand tu es au fond du baril.
Février. L’hiver se fait long. Morne. Vide. Gris. Déprimant. On dirait que les mauvaises nouvelles aiment sortir à ces moments là. Et les blessures aussi.

C’est dure vivre une dépression. Quand tu es réellement au fond, tu te dis que tu dois en finir avec la vie, ça fera sûrement moins mal une fois mort.

Dans mon quotidien, je vois quelques personnes qui sont dépressives. C’est dure pour eux, c’est dure pour moi (bien moins mais bon). Je m’inquiète pour eux, car je les vois comme des anges. Ce sont des personnes qui font des choses extraordinaires, qui sont des êtres infiniment bons. Et pourtant, ils se voient comme s’ils étaient des moins que rien, des êtres sans talent ni futur, car ils s’ordonnent de porter une de ses pressions tellement pensante, de porter des masques et de faire semblant d’être forts et intouchable afin de penser pouvoir plaire aux gens. D’être parfait quoi. Notre société est axée(Merci Dez! Mot pas facile à écrire le soir tard!) sur la performance. On doit tout réussir et du premier coup et dans les plus courts délais. Mais ce qu’on oublie très vite, c’est qu’on est de simple humain, et que la vie est faite d’essais et erreurs. Sans cela, que serait la vie? On n’a pas tous à avoir une grosse baraque, une grosse voiture neuve de l’année, une famille toujours heureuse, la carrière de la mort, et tout faire en même temps. Pourquoi ne fait-on juste ce que l’on aime, et vivre de manière humble? On n’a pas besoin d’avoir des 100% dans toutes les matières à l’école. On a le droit d’être meilleur en math et être moins bon en français. On a le droit d’être meilleur pour les affaires qu’élever une famille, mais pour cela il faut être conscient aussi qu’on fait pas une famille parce que tout le monde en construit une. On a le droit de ne pas vouloir d’enfant, on a le droit de toffer sa bagnole car pour l’instant, on n’a pas d’argent, et d’être réaliste et de ne pas s’endetter pour des conneries d’orgueils. Si tu te sens fière de tes choix, c’est la seule choses qui comptent.

On ne peut pas plaire à tout le monde. Jamais. La seule manière d’être heureux, c’est d’accepter ce que l’on est. Pas ce que l’on a. En fait, on peut être heureux en rapport à ce que l’on a. J’ai la santé. J’ai un lit pour dormir. J’ai de la nourriture sous mon toît. Les éléments de base quoi!

Bref, tout cela pour dire que quelqu’un en dépression, il ne faut pas la juger. Il faut seulement essayer de l’aider à lui faire réaliser que la vie est belle et relaxe, et que la pression, c’est nous même qui nous la mettons et personne d’autres. On ne peut pas les guérir. Eux-mêmes détiennent leur remède. Une dépression, ça arrive à tout âge, mais tous détiennent la clé vers leur bonheur. Nous pouvons montrer à ces gens la porte, mais eux seuls peuvent s’y rendre et l’ouvrir. Il y a même peut-être des fois où la porte sera dure à ouvrir et il faudra qu’ils tappent dedans à grand coup de pied. Ça fatigue énormément, mais dès qu’elle arrive à s’entrouvrir un peu, le parfum qui en sort donne tellement l’espoir et la force de la petter au complet pour laisser entrer le bonheur en gros vent dans son coeur.

Tout ça pour dire que, en tout temps, n’oublier pas que vous n’êtes jamais seul. La famille et les amis, les professionels (travailleurs social, psychologue, etc), ils sont tous là pour vous et pour vous encourager à être mieux. Nous sommes ici sur terre non pour se juger, mais pour s’entraider. N’hésitez pas à chercher de l’aide. C’est le plus beau cadeau que vous vous offrez. Rien n’est plus précieux que cela.

Gros calin à tous! On va l’avoir cette dure saison d’hiver!

posted by Figuss in Non classé and have

Comments (One Response)

Daph le 19 février 2008 à 16:21

Totalement raison Julie
Je t’aime fort -xxx-

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