Élection

Lundi passé, le 8 décembre, élection provincial doté d’une platitude inouïe. Comme il est important pour moi de me prononcer sur la politique morbide québécoise, et que, le destin m’arrangeant les choses, j’avais mon cours de guitare dans le même établissement que je devais aller voter, j’y suis allée au centre communautaire de Mirabel. Si j’arrive 45 minutes d’avance de mon cours de guitare, je me disais que j’aurais le temps, puisque durant les élections fédérales, ça m’avait pris environ 30 minutes à faire toutes les démarches pour voter.

J’arrive donc 45 minutes à l’avance. Il y avait une seule personne devant moi, et la file pour atteindre mon kiosque était inexistante, sauf la personne qui utilisait présentement le kiosque qui m’était assignée. Deux minutes plus tard, me voici entrain de poser mon geste responsable d’une citoyenne québécoise.

Alors voilà, le temps de tout faire cela, disons que cela m’a prit 15 minutes. J’avais maintenant 30 minutes à tuer. Ma belle-sœur, qui prend les cours de guitare avec moi, était partie remplir sa Sunfire de liquide à combustion. J’étais seule. Mais avec une guitare!

Je prend possession d’une chaise de plastique qui avait l’air que trop fragile. Une chance que je suis petite. J’ouvre mon étui à guitare, je la sors, trouve mon pic rose, ouvre mon cartable à chansons, et commence à jouer quelques notes, pas fort. Je ne veux pas attirer l’attention, je veux juste passer le temps, comme bon me semble!

Je joue mes petites chansons tranquille, dans mon petit coin, depuis 10 minutes environ, quand un homme s’avance vers moi, tranquillement. Je le regarde, me demandant sérieusement ce qu’il me voulait. C’est alors que je vois qu’il tendait une main…. contenant du change, et qui s’avançait pour mettre le tout dans mon étui!!!

Je suis restée bête pendant deux secondes. Voir qu’on me prend pour une quêteuse! Je lui ai alors dit que je ne prenais pas d’argent du tout, que j’allais à mon cours dans cet établissement même, dans quelques minutes! Il me dit alors qu’il pensait que c’était “les élections qui avaient organisé cela”! On a rit, je l’ai remercié, puis il est parti. J’ai aussitôt fermé mon étui de guitare, pour continuer alors à jouer.

Si jamais je manque d’argent un jour, je sais au moins que je pourrais gagner ma vie dans un centre communautaire d’un village de banlieue en jouant de la guitare! Les gens plus “généreux” en banlieue qu’à Montréal? Attention! Débat lancé!

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